La Papesse

La Papesse

Chez moi tout est silence ! Je suis lourde de toute cette connaissance inscrite dans mes cellules, je suis la mémoire du monde. Je porte les secrets, je veille sur eux et pour te protéger de la souffrance de la connaissance, je garde la porte fermée. Veux-tu vraiment savoir ce qui vit dans les profondeurs de ton être ? Personne ne revient indemne de cette plongée dans l’obscur.

Muette et froide, je suis la gardienne du temple.

Je suis la mère divine et je connais intimement chacun de mes enfants. J’écoute les souffrances de l’humanité depuis l’aube des temps. Je connais les tourments de l’âme prisonnière des ténèbres de l’oubli.

Ma lumière est pleine conscience, ma lumière libère des voiles de l’illusion, ma lumière aveugle ceux qui ne peuvent supporter la vérité sur eux même…

Je garde les portes fermées tant que ton désir de retrouver la source n’est pas intense, tant que la souffrance de l’ignorance n’est pas insupportable…

Je suis la voix qui souffle à ton oreille les secrets de l’histoire humaine, je connais les replis de ton âme, je sais quels déserts tu as traversé avant de retrouver le chemin de la maison, car je garde dans mon livre l’inscription vibratoire qui préside à ta naissance. Je suis le souvenir de ton âme.

Je suis l’éternité dans la chair mortelle, je suis la demeure divine, la source à laquelle ton âme assoiffée peut s’abreuver, je suis le silence entre les mots…

Écoute ! Je suis là toute entière : invisible consolation, je te tiens dans mes bras.

Dans le silence de notre étreinte la connaissance t’est insufflée…

 

 

Extrait du livre en cours « l’essence poétique du tarot » par Marie Vailland

 

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